Durant dix ans, il m’accompagnait à l’école, ou il venait me chercher, parfois même les deux. Passait des mercredi après midi entier avec moi. Des samedis aussi, parfois même des dimanches. Nos deux mamans avaient plaisir à ce voir à toutes occasions aussi. Nous faisions de magnifiques barbecues, l’été, au bord d’une petite rivière, située à a peine quelques kilomètres en voiture de notre immeuble. L’hiver, nous mentions dans la petite station de ski familiale située juste au-dessus de la ville.
Durant mes dix premières années, j’ai vécu avec lui et mon cœur de petite fille ne battait pratiquement que pour lui. Nous vivions à Annecy, Préfecture de la Haute Savoie. Dans un quartier au bord de la promenade Louis Lachenal, qui longe le Thiou. A quelques mètres à peine de l’immeuble, un jardin d’enfant ou je me souviens de sa présence sur un banc et de moi faisant des pâtés de sables, fixant certainement mes yeux au plus profond des siens le plus souvent possible.
Un jour, maman m’informa de l’existence d’un père. De son décès. De funérailles que l’on se devait d’honorer. De gens que je me devait de saluer comme si… Durant dix ans, je ne connu que maman, à la maison. Alors, ces gens là, qu’en devais-je en faire ?
De ce jour venu l’obligation de déménager, loin, à la campagne, une ferme nous attendait. De ce jour, je suis passé de rat des villes à rat des champs.
J’avais presque dix ans, lui déjà vingt. L’age de partir au service militaire. L’année 1987 n’est pas forcément marquée d’une croix blanche dans mon cœur. La croix serait plutôt une pierre, sa couleur serait plutôt noire. Noire de peine, de douleur, d’incompréhension. Une grosse pierre à mettre dans un sac que l’on traîne comme un boulet. Dans la même année, j’ai du déménager d’un appartement en ville à une maison en campagne et mon Prince charmant avait pris son baluchon pour je ne savais pas pour ou, j’ignorais pourquoi. Un chagrin qui ne disparaît pas comme ça, juste avec le temps. Non, quoi qu’on fasse, il est là, revenant sournoisement comme le fantôme au boulet qu’il est. N’est ce pas dans le rôle des fantômes de devoir revenir ?
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